Vous avez sûrement remarqué des pages avec des URLs contenant des caractères chinois ou d’autres langues asiatiques dans le rapport d’indexation de Google Search Console. Il est également fréquent d’y trouver des URLs avec des emojis, des pourcentages ou des caractères inhabituels.Il s’agit d’une attaque par injection via la recherche interne (Internal Search Spam). Le mode opératoire repose sur l’exploitation de votre barre de recherche dynamique, via des paramètres d’URL comme (`?q=...`) permettant d’injecter du contenu automatiquement. Les caractères encodés correspondent souvent à des mots-clés en chinois liés à des thématiques sensibles comme les contenus adultes ou les jeux d’argent.

Objectif des spammeurs: Indexation pousser Google à indexer ces pages afin d’associer votre domaine à ces thématiques

Transfert d’autorité : créer des backlinks vers ces URLs pour profiter de la crédibilité de votre site et améliorer le référencement du site spammeur.

Pas d’inquiétude dans cette étude de cas, je vais vous expliquer pas à pas comment analyser ce type de situation, comprendre son impact réel sur votre référencement, et surtout comment mettre en place une solution efficace pour y remédier.

Signes d’une attaque par injection de recherche interne (Internal Search Spam)

Les premiers signes apparaissent très rapidement lorsqu’un site est victime d’une attaque par injection de recherche interne. Dans un premier temps, vous pouvez les observer dans Google Search Console, notamment dans le rapport d’indexation des pages, où un volume anormal de pages non indexées peut apparaître de manière inhabituelle. En analysant ce rapport, il est fréquent de trouver des URLs contenant des caractères en coréen, japonais ou chinois, ainsi que des symboles spéciaux et des suites de lettres incohérentes. Ces pages sont généralement générées automatiquement par des spammeurs via des failles de recherche interne. Une fois ces URLs créées, elles peuvent être diffusées sur différents sites peu sécurisés ou intégrées dans des réseaux de spam, ce qui amplifie leur propagation.

C’est également à ce moment-là que ces URLs commencent à apparaître dans des outils comme Semrush ou Moz, souvent classées comme backlinks toxiques.

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Pourquoi votre site est-il ciblé par des spammeurs coréens et chinois ?

Pourquoi un site peut-il être ciblé par une attaque de spam de recherche interne et pas un autre ? En réalité, ce type d’attaque est généralement généré par des campagnes massives de bots automatisés. Ces robots scannent le web en continu à la recherche de failles exploitables afin de créer automatiquement un grand volume de url spam.

Ils ciblent notamment :

. les pages de recherche indexées

. les paramètres d’URL ouverts

. les filtres non bloqués

Ces éléments permettent aux bots de générer facilement des pages dynamiques contenant du contenu spam, souvent basé sur les requêtes injectées dans la barre de recherche.ans certains cas, cela peut aller encore plus loin : des pages entières sont créées automatiquement avec des titres , du texte et du contenu totalement spammy. Ce type de situation est particulièrement fréquent sur des CMS mal configurés ou des sites e-commerce développés sans protection SEO solide.

Et dans ces cas-là, on peut dire que c’est le “jackpot” pour les bots.

Il vaut mieux prévenir que guérir

La prévention est essentielle, car il est toujours préférable d’anticiper que de corriger après coup.

1. Filtrer les requêtes avant génération de pages

Un développeur peut mettre en place un système de filtrage pour éviter que des requêtes suspectes ne génèrent des pages indexables.

2. Configurer correctement les protections anti-bot

Des outils comme Cloudflare permettent de bloquer ou limiter les comportements automatisés suspects.

3. Bloquer certains bots au niveau serveur

Il est également possible de configurer le serveur pour bloquer les requêtes anormales ou répétitives.

Important à comprendre

Ces actions permettent surtout de prévenir les attaques futures, mais ne corrigent pas automatiquement les dégâts déjà présents. Une fois le spam indexé, un travail de nettoyage et d’audit SEO est souvent nécessaire.

Impact SEO réel des backlinks spam

La présence de backlinks toxiques dite aussi spam dans un profil de liens soulève souvent des inquiétudes, mais leur impact réel sur le référencement dépend de plusieurs facteurs.

Dans la majorité des cas, les liens issus de spam automatisé (chinois, coréens, russes ou autres) n’ont pas un impact direct immédiat sur les positions d’un site si il ne sont pas indexées . Google est aujourd’hui capable de détecter et d’ignorer une grande partie de ces liens artificiels grâce à ses algorithmes de filtrage.

Cependant, cela ne signifie pas qu’ils sont totalement sans conséquence.

Effets potentiels sur votre référencement

Même si ces backlinks sont souvent ignorés, ils peuvent dans certains cas :

. Polluer le profil de liens, rendant l’analyse SEO plus difficile

. Créer un signal de profil non naturel, surtout en cas de volume très élevé

. Déclencher une alerte manuelle dans des cas extrêmes ou répétés

. Fausser les analyses d’outils SEO (Semrush, Ahrefs, Search Console)

Risque réel vs perception

Il est important de distinguer deux notions en SEO : le risque réel pour le classement Google et la perception lors d’un audit de backlinks.

Dans le cas de backlinks toxiques ou de spam automatisé, le risque réel d’impact sur le référencement reste souvent limité, car Google est capable d’identifier et d’ignorer une grande partie des liens non naturels. En revanche, la perception SEO lors d’un audit peut sembler plus inquiétante, notamment en raison du volume élevé de backlinks chinois, coréens ou issus de spam automatisé détectés dans les outils comme Google Search Console ou Semrush. Dans la pratique, un site disposant d’un contenu de qualité et d’un profil de backlinks globalement sain n’est généralement pas pénalisé uniquement à cause de ce type de backlinks toxiques.

Faut-il utiliser l’outil de désaveu (Disavow Tool) ?

C’est un sujet qui fait souvent débat en SEO. Depuis la mise à jour Penguin 4.0, Google affirme être capable d’ignorer automatiquement la majorité des liens toxiques plutôt que de pénaliser directement un site.

Outil de désaveu Google : 

Cependant, l’outil de désaveu peut encore être utile dans certains cas précis :

. Volume massif de backlinks toxiques : lorsque les liens spam représentent une part très importante du profil de backlinks

. Action manuelle Google : si une pénalité liée à des “liens artificiels” est signalée dans Google Search Console

Attention : même dans ces cas-là, le fait de soumettre des domaines au fichier de désaveu (Disavow) peut nuire à votre site web, car cela peut déclencher une réévaluation de votre profil de liens par Google.

Avant de se lancer dans l’utilisation de cet outil, il est donc essentiel de bien comprendre ses implications et de lire attentivement les recommandations officielles.

Si vous n’avez pas reçu de notification dans Google Search Console indiquant une action manuelle ou une sanction liée à des liens artificiels, il est généralement préférable de ne pas utiliser cet outil.

Solution : Comment traité une attaque de backlinks spam ( japonais,chinois,coréens,russe et autre….)

Après avoir identifié une attaque par injection de recherche interne, il est parfois difficile de la détecter immédiatement. Cependant, les premiers signaux apparaissent généralement dans Google Search Console, notamment dans le rapport d’indexation des pages, ainsi que dans les outils d’analyse de backlinks comme Moz ou Semrush. Dans la plupart des cas, ces liens proviennent de spammeurs qui exploitent des failles ou diffusent automatiquement des URLs sur des forums et des blogs afin de générer des backlinks spam.

Empêcher l’indexation (priorité absolue) La première action consiste à bloquer l’indexation de ces pages.

Cela peut être fait via le fichier robots.txt, en ajoutant par exemple :

Disallow: /catalogsearch/

Disallow: /search/

2. Vérifier les balises meta robots

Il est également essentiel de vérifier le code source des pages dynamiques.

Si la balise suivante n’est pas présente :

il faut l’ajouter sur toutes les pages générées par la recherche interne ou les filtres dynamiques.

3. Contrôler les URLs dynamiques

Ensuite, il est recommandé d’appliquer cette règle à toutes les pages générées automatiquement afin d’éviter leur indexation future. Cela permet de reprendre le contrôle sur les pages créées par la barre de recherche dynamique et les paramètres d’URL.

4. Mise en place d’un sitemap dédié (approche avancée)

Une approche plus avancée consiste à créer un sitemap dédié aux URLs dynamiques. Cela permet de : regrouper les pages générées automatiquement mieux les contrôler et guider Google dans leur exploration Combiné au noindex, cela permet d’éviter une mauvaise consommation du budget de crawl.